La danseuse nait
Je ne sais pas comment commencer mon recit , debuté par «Il était une fois» est un début pour un compte d'enfant, mais quand l'histoire comprend un sujet aussi marginale qu'une travailleuse du sexe, commencé pas ces mots serait trop contradictoire, mais bref, la travailleuse finit par rencontrer son prince charmant, en quelque sorte, alors disons plutot par: Il etait une fois,une adolescente nommée Malika….Malika et moi ne formons qu'une personne, alors au lieu de commencer a la troisieme personne, je vais ecrire a la premiere…Mi-mai 2007, je viens de finir l'épilogue, que je croise un ami qui me demande si mon roman avance, et me dit qu'il a hate de le lire. Bien qu'il connaisse ma vie, mes secrets, j'ai rescentie une certaine inquietude car je sais que se roman touche des sujets delicats et controversies, et des points de vues que souvent, j'ai garder pour moi, et que tout le monde (y compris lui) ignorent encore de moi. J'écris pour parler de moi-meme et de mes preoccupations passées et presentes, et non de ce que tout le monde voudrait entendre. Certains livres font rever, d'autres nous informent, ou encore, nous ramenes a la realités. Mais l'important d'abord et avant tout est l'honneteté avec laquelle l'auteure l'écrit.
Commenceons par le commencement, en arrivant a Montréal, je savais déja que je voulais etre une danseuse érotique. Tout mes amis me disent que je m'apprete a faire une erreur, mais ce ne sont pas les erreurs qui nous font avancés, apprendre. Mes amis veulent mon bien, certe, c'est normal, mais que veulent-ils d'autre de moi? Que je ne prenne pas de risques? Que je ne fasse pas ce que je vex due aux craintes de faire des erreurs? Que je me prive de vivre ma vie pleinement, sans avoir le gout de faire ce qui me plait, sans penser aux consequences que cela pouraient entrainer..La vie c'est de prendre des risques, mesurés ou non, tel un parachutiste ou un cascadeur. Je voulais etre une danseuse et peu importe ce qu'ils en pensaient,je le deviendrai. J'avais pris la decision de vivre comme si je vivais mon dernier jour.
Je suis rentré dans le bar, a peine que je viens de commencer que je dois deja charmer, sourir et danser. Nous sommes 13 filles a travailler en meme temps, aucune d'elles n'aiment ce qu'elles font, et pour la plupart, elle m'éprisent ces hommes qui boivent, appleudissent, sifflent, parfois nous disent des choses obscenes, mais c'est tout.
J'ai été tres chanceuse d'avoir eue comme amie, Nicky, une belle danseuse qui a poser pour plein de revues, qui (comme moi) aime son travail, aime la notoriété, l'argent, l'autonomie et la flexibilité des horraires, c'est elle qui ma enseigné l'art de ce travail, des trucs, des passes sur le poteaux et pleins d'autre choses utiles. J'ai été étonnée de mon premier salaires, bien qu'on me disent que ca ne fais qu'un temps, que les hommes aiment la vulnerabilité et la naiveté des nouvelles, je ne m'attendais pas a une telle somme. Biensure, il y a des connards, des misogynes qui viennent aux danseuses pour se defouler sur elles, mais le salaire motive a rester. Je ne rescens pas de douleurs au jambes, le plus dure est de garder le sourir quand je tombe sur un mauvais client. Mais je me dis que des cons, ils y en a partout.
Je me souviens de tout, sauf du moment ou j'ai pris mes decisions, celle de danser, faire des films pornos, des sceances de photos érotiques, d'etre hotesse etc. Mais curieusement, je n'éprouve aucune culpabilité. Avant, j'avais l'habitude de considérer les filles qui couchaient en échange d'argent comme des femmes soumises a un souteneur, des drogués, ou pleins de choses du genre mais maintenant je m'apercois que ce n'est, tres souvent, pas le cas. Je tiens a mettre au clair, a défaut de me répéter qu'a chacune de mes decisions, meme si je ne me souviens pas trop quand et comment j'en suis arrivée a les prendre, que j'aurais, a tout moment, pu dire "oui" ou "non", personne ne m'a jamais forcé a faire quoi que se soit. Quand je suis entré dans se bar, j'aurais pu jouer l'indecise, la princesse, qu'il valait mieux me conquerir ou insister pour m'avoir. J'aurais pu adopter d'innombrable attitudes, mais - comme la plupart des humains- j'ai laissé le destin choisir le chemin a prendre.
Je suis consciente que mon destins est plus tourmentés que personnes travaillant dans un bureau, une epicerie, ou un depanneur,mais nous sommes tous a égalité: nous sommes tous a la recherche, a la quete du bonheur qu'est la vie. Je m'explique:
«Il m'arrive que quand je marche dans la rue, je regarde et essais d'analyser les gens autour de moi. Ont-ils choisit leur vie? Ou bien. comme moi, ils ont été "choisit" par le destin? La menagere qui revait d'etre une grande top-modele,le dentiste qui aurait voulu se consacrer a la litterature,la caissiere qui n'esperait que de devenir une chanteuse etc.»
Je n'ai aucune pitié de moi-meme, ce n'est pas pour ca que j'ai décidé d'écrire ce livre, loin de la! Je n'ai jamais été et ne serai jamais une victime. Mon destin peu paraitre plus difficile et marginal que plusieur, mais nous sommes tous a égalité : la ménagere/top-modele, le dentiste/écrivain, la caissiere/chanteuse, aucun de nous n'est heureux.
Je me souviens avoir vue un documentaire sur la depression majeure, je ne suis pas depressive, mais l'émission a attiré ma curiosité. J'ai remarqué que plusieurs témoignages portaient sur le fait que plusieur dépressifs se sentent invisibles quand ils marchent dans la rue, que personne ne les voient. Mais quand c'est l'inverse qui se produit, quand quelqu'un se fait regarder par tout le monde, siffler, complimenter, mais que cette personne sait que meme si elle attire l'attention (pour ou contre) son gré, a l'impression de n'etre qu'une image, n'habritant rien, comme mannequin sur une affiche, elle définie le fantasme mais n'a pas d'ame, elle n'est qu'un corps qui n'a pas d'ame. Cette personne, c'est moi.

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